Qu'est ce que Sydeo ?


Découvrez en un coup d'oeil les enjeux et les actions de Sydeo à travers notre synoptique.


Sydeo en détail


Les « valorisateurs » sont les centres de valorisation énergétique produisant de l'électricité et/ou de la chaleur et les plateformes intéressées par ces matières premières secondaires.

Les « producteurs » sont toutes les structures produisant des déchets organiques.

Sydeo ambitionne de réinventer les usages d’acteurs économiques qui ne sont pas acteurs du numérique. Ces nouveaux usages sont à destination d’utilisateurs dont le cœur de métier est physique, mais qui peuvent utiliser le potentiel du numérique pour optimiser leur matière, réduire leurs coûts, adopter de nouvelles habitudes, etc.

Sydeo est une plateforme de mise en relation, elle ne prend pas en charge le transport. Nous mettons à disposition un espace pour renseigner si le transport de la matière est pris en charge. En cas de besoin, Sydeo met à disposition une liste de transporteur.

Les producteurs de déchets déposent en ligne des annonces en renseignant les informations de la matière en question : référence matière, quantité, prix, photo, etc.
« Un déchet peut avoir de la valeur ou non »

La valeur d’un déchet dépend de plusieurs facteurs : son apport méthanogène, sa demande, sa saisonnalité, son taux d’humidité … Un déchet qui a de la valeur est mis à disposition par le producteur qui reçoit de l’argent en échange de sa matière. A l’inverse, pour une matière qui n’a pas de valeur, le producteur de déchet se doit de payer une structure de valorisation.

La plateforme Sydeo propose deux types d’annonces : mises en bourse et achats immédiats. Les producteurs de déchet peuvent proposer un prix d’achat immédiat et/ou utiliser l’outil de mise en bourse qui permet de faire varier le prix de toutes les matières en fonction des offres et des demandes. 
Sydeo propose deux types d’abonnements : « < 10 Tonnes » & « >10 Tonnes »

• La première formule est adaptée à tous les petits producteurs de déchets qui souhaitent réduire leurs factures de traitement de déchets. Le seuil des 10 tonnes correspond au cumul annuel des annonces mises en ligne sur Sydeo.

• La deuxième formule est adaptée aux gros producteurs de déchets qui, conformément à la loi Grenelle 2, produisent plus de dix tonnes de déchets organiques par an et donc doivent valoriser et trier cette matière. Cette formule correspond aussi aux structures de valorisation de déchets.



La stratégie de Sydeo



Contrairement à la concurrence, qui englobent tous les types de déchets et ne proposent aucune expertise, Sydeo décide de lancer son activité seulement sur la partie des déchets fermentescibles.

Nous décidons de nous positionner en tant que facilitateur du cycle de valorisation des déchets. Ainsi, nous assurons une modération des acteurs présents sur le site et proposons un dispositif d’accompagnement pour les utilisateurs. L’objectif est de mettre à profit de toutes les structures de valorisation du territoire un gisement fiable, de qualité et lissé sur toute l’année. 

Sa différentiation se fera également sur le système de mise en bourse de la matière qui permet de faire varier le prix en fonction de sa demande, son apport méthanogène, sa saisonnalité, son taux d’humidité … Une première dans le secteur des déchets organiques.



La demande est elle présente ?


La loi dite Grenelle 2, qui est un engagement national pour l’environnement, a été votée par le Parlement le 29 juin 2010 et promulguée le 12 juillet 2010.

Parmi les six chantiers majeurs abordés par le Parlement, on y trouve la mise en place d’une gestion durable des déchets. L’objectif étant de diminuer de 15 % les quantités de déchets destinées à l’enfouissement ou à l’incinération et réduire la production d’ordures ménagères de 7 % sur 5 ans.

Pour ce faire, une collecte sélective des déchets organiques par les gros producteurs est aujourd’hui obligatoire. En 2016, le seuil limite légal est de 10 tonnes et 60 litres d’huiles alimentaires usagés par an.

L’arrêté fixe en effet des seuils de production au-delà desquels les émetteurs, tous secteurs confondus (restauration, industries agroalimentaires…), sont tenus de trier et traiter ces biodéchets.

L’obligation de tri et de collecte des huiles ne constitue pas une contrainte, dans le sens où le tri et la collecte séparée sont déjà réalisés en restauration collective. Le secteur de la restauration est un des plus importants producteurs de bio-déchets issus de l’alimentation. Chaque année, en France, le secteur de la restauration (commerciale et collective) produit environ 900 000 tonnes de bio-déchets : denrées périmées, rebuts de préparation, reliefs de table…ce sont les déchets alimentaires.

En restauration collective, cela correspond aux pertes et gaspillages de préparation (cuisines) et de consommation sur place (analyse des retours de plateaux des self-services).

En septembre 2014, Ségolène Royal a annoncé le lancement d’un appel à projets pour le développement de 1 500 projets de méthanisation en 3 ans répartis sur tout le territoire français (en métropole et en Outre-Mer), pour 90 unités de méthanisation agricole référencés à ce jour.

Le développement de la méthanisation constitue un objectif majeur pour la Bretagne dans le cadre de la mise en oeuvre de la transition énergétique. A l’horizon 2020, le Pacte électrique breton et le Schéma Régional Climat Air Energie réservent ainsi une place importante à cette filière avec notamment un objectif de puissance installée électrique de 100 MW pour les unités de méthanisation.

Au-delà de la production d’énergie renouvelable, le développement des installations de méthanisation en Bretagne représente un enjeu pour le tissu industriel régional. De nombreuses entreprises bretonnes sont susceptibles de se positionner sur ce secteur en forte croissance.

La Région Bretagne a fait le choix d’accompagner, de manière volontariste, les projets méthanisation des agriculteurs bretons en leur apportant son aide financière dans le cadre du plan biogaz national.

Le contexte économique du territoire Breton est donc propice au développement, à l’accompagnement et à la proposition de solutions, innovantes ou non, sur le secteur des énergies renouvelables.